38. Je peux maintenant traiter correctement la bonté de ma mère qui m’a élevée
Je suis née dans une famille paysanne ordinaire ; mon père travaillait à l’extérieur toute l’année et rentrait rarement à la maison. Ma mère nous a élevées, ma sœur et moi, toute seule, et bien que nous ne soyons pas riches, ma mère faisait toujours de son mieux pour nous offrir une belle vie, et elle faisait de son mieux pour m’offrir les choses que je voulais. Enfant, j’étais faible et maladive, j’avais souvent des rhumes et de la fièvre, et de plus, comme je grandissais vite, j’avais souvent mal aux genoux. Ma famille était à court d’argent, et nous étions généralement réticents à dépenser pour de la viande, mais ma mère me préparait quand même souvent de la soupe de côtes de porc, car elle craignait qu’un manque de nutriments n’affecte ma croissance. Chaque fois que j’étais malade, ma mère s’occupait de moi sans relâche. Parfois, j’avais de fortes fièvres qui ne voulaient pas baisser, et ma mère s’inquiétait beaucoup, alors la nuit, elle me frictionnait sans cesse le corps avec de l’alcool pour faire baisser ma température. Non seulement elle s’occupait de moi avec attention, mais elle faisait aussi de son mieux pour honorer mes grands-parents. Chaque fois qu’elle m’emmenait chez ma grand-mère, elle achetait des choses qu’elle était normalement réticente à acheter, comme des fruits, du lait ou des desserts, et elle me répétait souvent de bien traiter mes grands-parents. Parfois, quand elle entendait parler d’un enfant qui n’honorait pas ses parents, elle le traitait d’ingrat et disait que ses parents l’avaient élevé en vain. Sans m’en rendre compte, par ses paroles et son exemple, j’en suis venue à croire que c’était en honorant ses parents qu’on était une bonne personne, qu’on pouvait alors avoir la tête haute et mériter des éloges, et que si l’on n’était pas filial, on se ferait critiquer dans le dos pour son manque de conscience, et l’on ne pourrait pas garder la tête haute. Quand j’ai eu 14 ans, mon père est tragiquement décédé dans un accident de voiture. J’ai commencé à chérir encore plus le temps passé avec ma mère, et je me suis promis qu’une fois adulte, je ferais tout mon possible pour offrir une belle vie à ma mère, que je m’occuperais d’elle aussi méticuleusement qu’elle s’était occupée de moi quand j’étais enfant, afin qu’elle puisse être heureuse dans sa vieillesse. J’avais le sentiment que si j’étais incapable de faire cela, je manquerais de conscience et ne mériterais même pas d’être appelée une personne.
En 2011, j’ai eu la chance d’accepter l’œuvre de Dieu des derniers jours. En 2012, j’ai été arrêtée par la police pendant que je prêchais l’Évangile. Après avoir été libérée, comme ce n’était pas sûr à la maison, j’ai dû partir ailleurs pour faire mon devoir. Au cours des années suivantes, je ne pouvais pas être aux côtés de ma mère, j’ai toujours espéré qu’un jour je pourrais la retrouver, prendre soin d’elle et l’honorer. Vers mars 2023, j’ai soudain reçu une lettre de ma sœur, qui disait que deux ans plus tôt, ma mère avait eu une hémorragie cérébrale et un infarctus cérébral soudains, et que depuis, elle était clouée au lit, paralysée et incapable de prendre soin d’elle-même. Elle souffrait également d’un diabète sévère et avait déjà développé un pied diabétique, provoquant une ulcération de la peau et de la chair de ses orteils. Son état s’était récemment aggravé, il ne lui restait peut-être plus beaucoup de temps, ma sœur espérait donc que je pourrais rentrer bientôt pour voir ma mère une dernière fois. En lisant la lettre, j’ai eu l’impression que le ciel me tombait sur la tête. Je n’arrivais pas à y croire. Incapable de contrôler mes émotions, j’ai fondu en larmes, en pensant : « Comment cela a-t-il pu arriver à ma mère ? Est-ce que c’est vrai ? Pendant ces dernières années loin de chez moi, j’ai toujours espéré qu’un jour je pourrais retrouver ma mère, prendre soin d’elle, l’honorer et lui permettre de vivre ses dernières années heureuse. » Cette nouvelle soudaine a été comme un coup de tonnerre dans un ciel serein, anéantissant tous mes espoirs et toutes mes attentes. Pendant un moment, je n’ai pas pu l’accepter, et au fond de moi, je n’ai pu m’empêcher de me plaindre de Dieu : « Pourquoi n’as-Tu pas laissé ma mère vivre quelques années de plus en bonne santé ? » J’ai même voulu demander à Dieu de raccourcir ma vie pour prolonger celle de ma mère, juste pour qu’elle puisse profiter de quelques jours de bonheur tranquille. Pour cela, j’aurais été prête à vivre quelques années de moins. Dans la lettre de ma sœur, elle disait aussi que mon beau-père avait demandé le divorce quelques jours seulement après que ma mère était tombée malade, que son attitude envers elle était terrible, et qu’il la battait et l’injuriait. Ma mère souffrait déjà à cause de sa maladie, et elle devait encore endurer le tourment de mon beau-père chaque jour, de sorte qu’elle a fini par développer une dépression sévère. N’ayant pas d’autre choix, ma sœur a dû accepter que mon beau-père divorce de ma mère. J’ai pensé que ma mère avait besoin de quelqu’un pour s’occuper d’elle pour tout. Mais comme ma sœur devait aller travailler, ma mère était toute seule à la maison. Et si elle avait soif ou faim ? Qui s’occuperait d’elle ? En contractant des maladies aussi graves si soudainement, ma mère, à la volonté si forte, a dû se sentir tellement frustrée et étouffée. Quand elle se sentait déprimée, qui était là pour la consoler et l’encourager ? Plus j’y pensais, plus je ressentais en moi une douleur déchirante. J’aurais aimé pouvoir voler jusqu’à ma mère immédiatement pour être avec elle, lui parler, la réconforter, l’encourager et m’occuper de ses besoins quotidiens. Mais j’avais été arrêtée par la police auparavant, et si je rentrais maintenant, je tomberais sûrement droit dans un piège. Rentrer à la maison pour m’occuper de ma mère et la voir une dernière fois est devenu un souhait inaccessible. Je me sentais complètement malheureuse, je n’arrivais tout simplement pas à trouver la moindre motivation, et je n’avais pas le cœur à faire mes devoirs. La nuit, je ne pouvais pas dormir, et je n’arrêtais pas de penser : « Je me demande comment va maman. Est-ce qu’elle se repose déjà ? Ou est-ce qu’elle se tourne et se retourne encore dans son lit, tourmentée par la douleur, incapable de dormir ? » En y pensant, je n’ai pu m’empêcher de pleurer, étouffée par mes larmes. Une nuit, j’ai même rêvé de ma mère, je la voyais dans sa jeunesse, avec deux longues tresses, s’affairant joyeusement à quelque chose. Je me tenais non loin, la regardant, mais j’avais beau l’appeler, elle ne réagissait pas. Il semblait qu’elle ne pouvait ni me voir ni entendre ma voix. À mon réveil, j’ai compris que ce n’était qu’un rêve, mais plus j’y pensais, plus je me sentais triste, et je n’ai pu m’empêcher de pleurer amèrement à nouveau.
Ces jours-là étaient remplis d’une douleur extrême, alors j’ai prié pour que Dieu me guide afin de comprendre Son intention. Pendant cette période, quelques paroles de Dieu me revenaient sans cesse à l’esprit : « Chaque personne doit accepter ces faits de la naissance, de la vieillesse, de la maladie et de la mort et y faire face ; c’est la loi de l’existence humaine que Dieu a ordonnée. Pourquoi ne peux-tu pas l’accepter ? Peux-tu y échapper ? » J’ai trouvé le passage des paroles de Dieu d’où provenaient ces phrases, et je l’ai lu. Dieu Tout-Puissant dit : « Certains disent : “Je sais que je ne devrais pas analyser ou examiner de près le fait que mes parents tombent malades ou qu’ils soient confrontés à un grand malheur. Je sais qu’il est inutile de le faire et que je devrais aborder cette question en me basant sur les vérités-principes, mais je ne peux pas m’empêcher d’analyser ce problème et de l’examiner de près.” La retenue n’est pas un moyen de résoudre le problème ; la clé, c’est que tu reconnaisses que la naissance, la vieillesse, la maladie et la mort sont une loi que Dieu a ordonnée pour les hommes, et que personne ne peut la changer. Au cours de leur vie, les gens voient leur corps commencer à présenter certains symptômes de vieillesse lorsqu’ils atteignent 50 ou 60 ans : leurs muscles et leurs os ne sont plus aussi solides, leur immunité décline, ils ne dorment pas bien, ils s’enrhument facilement et ils n’ont pas assez d’énergie pour lire ou travailler. Ils sont atteints de diverses maladies, telles que le diabète, l’arthrite, ainsi que de maladies cardiovasculaires et cérébrovasculaires comme l’hypertension et les maladies cardiaques. […] Ces maladies physiques toucheront tout le monde. Aujourd’hui, ce sont eux, demain ce sera vous ou nous. Selon l’âge d’une personne, et selon la loi et le destin, les gens vieillissent tous progressivement, leur corps s’affaiblit peu à peu et leurs maladies se multiplient petit à petit jusqu’à ce qu’ils finissent par faire face à la mort : c’est la loi. C’est simplement que, comme tes parents t’ont élevé et qu’ils sont les personnes les plus proches de toi et celles dont tu te soucies le plus, lorsque tu apprends que tes parents sont tombés malades, tu es incapable de surmonter l’obstacle de ton affection et tu te dis : “Ça ne me fait rien quand les parents des autres meurent, mais mes parents ne peuvent pas tomber malades, car cela me briserait le cœur et me ferait souffrir : je serais tout simplement incapable de m’en remettre !” Simplement parce que ce sont tes parents, tu penses qu’ils ne devraient pas vieillir ni tomber malades, et qu’ils devraient encore moins mourir. Est-ce que cela a du sens ? Cela n’a pas de sens et ce n’est pas la vérité. Comprends-tu ? (Oui.) Tout le monde fera face à la réalité de voir ses parents vieillir et tomber malades progressivement, par exemple d’hypertension, de maladies cardiaques, d’hémorragie cérébrale, d’hémiplégie, et ainsi de suite, ainsi que de divers cancers. Par conséquent, tout le monde fera l’expérience du processus de vieillissement, de maladie, puis de mort de ses parents. C’est simplement que le moment de cette expérience est différent pour chaque personne, mais peu importe quand ces choses arrivent, en tant que fils ou fille, tu dois accepter ce fait. Si tu es un adulte, ta pensée devrait être mature, tu devrais avoir une attitude correcte envers la naissance, la vieillesse, la maladie et la mort des gens, et tu devrais être capable d’y faire face normalement. Tu ne devrais pas essayer d’éviter cela ou d’y résister, ni même aller jusqu’à devenir impulsif et à laisser échapper des paroles de plainte, en te plaignant du ciel, de la terre et de Dieu lorsque tu apprends que tes parents sont malades ou qu’ils sont morts. Chaque personne doit accepter ces faits de la naissance, de la vieillesse, de la maladie et de la mort et y faire face ; c’est la loi de l’existence humaine que Dieu a ordonnée. Pourquoi ne peux-tu pas l’accepter ? Peux-tu y échapper ? Tu veux que tes parents ne tombent pas malades ni ne meurent, tu veux qu’ils soient immortels. Est-ce conforme à la loi ? Est-ce possible ? As-tu vu un seul être créé qui soit immortel ? Pas un seul. Par conséquent, tu dois accepter ce fait. Tu dois déjà être préparé mentalement avant d’apprendre que tes parents vieillissent, qu’ils sont tombés malades ou qu’ils sont morts. Un jour, tôt ou tard, toute personne vieillira, s’affaiblira et mourra. Comme tes parents sont des gens normaux, pourquoi ne peuvent-ils pas faire l’expérience de cette étape ? Ils doivent vivre cette étape et tu dois l’aborder correctement » (La Parole, vol. 6 : Sur la poursuite de la vérité, Comment poursuivre la vérité (17)). Les paroles de Dieu m’ont progressivement calmée. La naissance, le vieillissement, la maladie et la mort, c’est la loi de la vie que Dieu a ordonnée pour l’humanité. Ma mère ayant la soixantaine, ses organes et ses fonctions corporelles se dégradaient lentement, et il était normal que son corps développe des maladies ; je ne devais pas argumenter avec Dieu ni agir de manière déraisonnable, ni tenter d’échanger des années de ma propre vie pour la santé et la longévité de ma mère. C’était ne pas me soumettre à la souveraineté et aux arrangements de Dieu. Je suis un être créé insignifiant, et Dieu est le Créateur ; je devais accepter la loi de la vie qu’Il a ordonnée pour l’humanité et faire l’expérience des choses comme elles viennent. Je ne peux même pas décider des choses dont je fais l’expérience chaque jour, ni les changer, et pourtant je nourrissais le vain espoir de changer le destin de ma mère. C’était vraiment insensé et déraisonnable de ma part ! Cependant, quand je pensais que ma mère allait bientôt nous quitter, je me suis sentie vraiment triste. J’ai pleuré et prié Dieu : « Cher Dieu, j’ai soudainement découvert que ma mère a contracté une maladie si grave et qu’elle pourrait bientôt nous quitter, et je n’arrive pas à l’accepter dans mon cœur. S’il Te plaît, guide-moi afin que je puisse me soumettre et tirer des leçons. »
Plus tard, j’ai consciemment cherché les paroles de Dieu qui se rapportaient à mon état. Un jour, pendant mes dévotions, j’ai lu un passage des paroles de Dieu : « Quelle que soit la maladie que tes parents contractent, ce ne sera pas parce que t’élever les a vraiment épuisés, ou parce que tu leur as manqué. Surtout, ils ne contracteront aucune de ces maladies majeures et graves ou affections mortelles à cause de toi. C’est leur destin et cela n’a rien à voir avec toi. Peu importe ta piété filiale ou la considération dont tu fais preuve dans le soin que tu leur prodigues, tu ne feras tout au plus que réduire un peu leur souffrance et leurs fardeaux physiques. Mais quant au moment où ils tomberont malades, quant à la maladie qu’ils contracteront, quant au moment où ils mourront et à l’endroit où ils mourront, ces choses ont-elles quoi que ce soit à voir avec le fait que tu sois ou non à leurs côtés pour leur prodiguer des soins ? Non. Si tu fais preuve d’amour filial, si tu n’es pas un ingrat insensible, et que tu passes toutes tes journées avec tes parents, à veiller sur eux, cela les empêchera-t-il de tomber malades ? Cela les empêchera-t-il de mourir ? S’ils doivent tomber malades, ne tomberont-ils pas malades malgré tout ? S’ils doivent mourir, ne mourront-ils pas malgré tout ? N’est-ce pas vrai ? » (La Parole, vol. 6 : Sur la poursuite de la vérité, Comment poursuivre la vérité (17)). Grâce aux paroles de Dieu, j’ai compris que le fait que des parents tombent malades, la gravité de leur maladie, ou même leur mort, sont tous des événements prédestinés et arrangés par Dieu, et n’ont rien à voir avec leurs enfants. Que les enfants soient aux côtés de leurs parents ou non, les difficultés, les revers et les tribulations auxquels les parents sont confrontés dans la vie sont inévitables, et leurs enfants ne peuvent rien y changer. J’ai pensé à mon grand-père. Ses enfants étaient tous à ses côtés et il paraissait en bonne santé, mais vers l’âge de 60 ans, il a contracté une maladie grave qui l’a laissé paralysé et cloué au lit ; il est tombé dans un état végétatif et est devenu dépendant des autres pour toutes ses fonctions corporelles. Ma mère, mon oncle et ma tante se relayaient tous, s’occupant de lui jour et nuit, le massant quotidiennement, lui parlant et prenant soin de lui attentivement pendant des années, mais il ne s’est jamais réveillé. Maintenant ma mère était devenue gravement malade et était paralysée au lit. Même si j’étais à ses côtés pour m’occuper de ses besoins quotidiens, cela ne ferait que la réconforter un peu physiquement, mais je ne pourrais pas supporter la souffrance de sa maladie à sa place. Qu’elle se rétablisse ou qu’elle meure, c’était quelque chose que je ne pouvais pas changer. En prenant conscience de cela, mes inquiétudes pour ma mère se sont un peu apaisées.
Parfois, quand je repensais à ce que ma sœur m’avait dit dans sa lettre, je me sentais encore le cœur brisé et bouleversée. Ma sœur a dit : « “Les corbeaux nourrissent leurs mères vieillissantes et les agneaux s’agenouillent pour téter.” Même les animaux savent honorer leurs parents. Si un être humain ne le sait même pas, il est pire qu’un animal. » J’ai pensé aux années que j’avais passées loin de la maison. Un événement si important s’était produit à la maison, et pourtant, je n’étais jamais revenue. Je n’avais aucune idée de ce que nos voisins, nos proches et nos amis disaient de moi, mais ils devaient sûrement parler de moi dans mon dos, en disant que je manquais à mes devoirs filiaux, que je ne rentrais même pas à la maison alors que ma mère était gravement malade et proche de la mort. Ma mère m’avait élevée depuis que j’étais petite, et cette grâce était quelque chose que je ne pourrais jamais lui rendre, je devrais donc faire de mon mieux pour offrir à ma mère la meilleure vie possible, pour qu’elle n’ait pas à se soucier de la nourriture ou des vêtements, et qu’elle puisse profiter d’une vieillesse heureuse et paisible. Mais maintenant qu’elle était malade, je ne pouvais même pas prendre soin d’elle. J’avais l’impression d’être vraiment pire qu’une bête. Penser à cela était comme un coup de poignard dans le cœur, et je pleurais souvent en secret, me sentant coupable de ne pas pouvoir rendre à ma mère sa grâce nourricière. En prenant conscience que mon état était incorrect, j’ai cherché les paroles de Dieu pour les lire.
Dieu Tout-Puissant dit : « Examinons la question de ta mise au monde par tes parents. Est-ce toi qui as choisi qu’ils te mettent au monde, ou bien sont-ce tes parents qui ont choisi de le faire ? Si tu examines cela du point de vue de Dieu, ce n’est pas aux humains de choisir cela. Tu n’as pas choisi que tes parents te mettent au monde et ils ne l’ont pas choisi non plus. Si l’on examine cette question à la racine, cela a été ordonné par Dieu. Nous allons mettre ce sujet de côté, pour l’instant, car il est facile aux gens de comprendre la question. De ton point de vue, tu es né passivement de tes parents, sans avoir aucun choix en la matière. Du point de vue de tes parents, avoir des enfants et les élever était leur désir subjectif. En d’autres termes, en mettant de côté la préordination de Dieu, quand il s’agit de la question d’avoir des enfants et de les élever, ce sont tes parents qui avaient tout pouvoir. Ils ont choisi de te donner naissance. Tu es né d’eux passivement. Tu n’as eu aucun choix en la matière. Alors, puisque tes parents avaient tout pouvoir, et puisqu’ils t’ont donné naissance, ils ont l’obligation et la responsabilité de t’élever, de faire de toi un adulte. Qu’il s’agisse de te fournir une éducation, de la nourriture, et des vêtements, c’est leur responsabilité et leur obligation, et c’est ce qu’ils sont censés faire. Comme tu as toujours été passif durant la période pendant laquelle ils t’ont élevé, tu n’avais pas le droit de choisir, tu étais obligé d’être élevé par eux. Comme tu étais jeune, tu n’avais pas la capacité de prendre soin de toi-même, tu n’avais pas d’autre choix que d’être élevé passivement par tes parents. Peu importe comment tes parents t’ont élevé, cela ne dépendait pas de toi. S’ils t’ont donné de bonnes choses à boire et à manger, alors tu as bu et mangé de bonnes choses. Si tes parents t’ont donné un environnement de vie où tu as survécu en mangeant du pain et en buvant de l’eau, alors tu as survécu en mangeant du pain et en buvant de l’eau. Quoi qu’il en soit, pendant que tes parents t’élevaient, tu as été passif et tes parents ont assumé leurs responsabilités. C’est comme si tes parents prenaient soin d’une fleur. Puisqu’ils sont disposés à prendre soin de la fleur, ils doivent la fertiliser, l’arroser et s’assurer qu’elle reçoit la lumière du soleil. Donc, pour ce qui est des gens, que tes parents se soient occupés de toi méticuleusement ou qu’ils aient pris grand soin de toi ou non, quoi qu’il en soit, ils ne faisaient qu’assumer leurs responsabilités et leurs obligations. Indépendamment de leur objectif en t’élevant, c’était leur responsabilité : parce qu’ils t’ont donné naissance, ils doivent assumer leur responsabilité vis-à-vis de toi. Sur cette base, peut-on considérer que tout ce que tes parents ont fait pour toi soit de la bonté ? C’est impossible, n’est-ce pas ? (En effet.) Le fait que tes parents assument leurs responsabilités envers toi n’étant pas considéré comme de la bonté, alors, s’ils assument leurs responsabilités envers une fleur ou une plante, qu’ils l’arrosent et la fertilisent, est-ce considéré comme de la bonté ? (Non.) C’est même encore moins considéré comme de la bonté. Les fleurs et les plantes poussent mieux à l’extérieur. Si elles sont plantées dans la terre, et qu’elles ont du vent, du soleil et de l’eau de pluie, elles prospèrent encore plus. Elles ne poussent pas ou ne se développent pas aussi bien qu’à l’extérieur quand elles sont plantées dans un pot à l’intérieur ! Quel que soit le type de famille dans lequel on naît, c’est ordonné par Dieu. Tu es une personne qui possède la vie, et Dieu assume la responsabilité de chaque vie, permettant aux gens de survivre et de suivre la loi à laquelle toutes les créatures se soumettent. C’est simplement qu’en tant que personne, tu as vécu dans l’environnement dans lequel tes parents t’ont élevé, donc tu devais grandir dans cet environnement. Le fait que tu sois né dans cet environnement est dû à la préordination de Dieu ; le fait que tu aies été élevé jusqu’à l’âge adulte par tes parents est également dû à la préordination de Dieu. Quoi qu’il en soit, en t’élevant, tes parents assument une responsabilité et une obligation. T’élever jusqu’à l’âge adulte est leur obligation et leur responsabilité, et on ne peut pas appeler ça de la bonté » (La Parole, vol. 6 : Sur la poursuite de la vérité, Comment poursuivre la vérité (17)). « Dans le monde non-croyant, un dicton dit : “Les corbeaux nourrissent leurs mères vieillissantes et les agneaux s’agenouillent pour téter.” Un autre dicton dit : “Une personne sans piété filiale est pire qu’une bête.” Comme ces dictons semblent grandioses ! En fait, les phénomènes évoqués par le premier dicton, “Les corbeaux nourrissent leurs mères vieillissantes et les agneaux s’agenouillent pour téter”, existent réellement, ce sont des faits. Cependant, il s’agit seulement de phénomènes que l’on trouve dans le monde des êtres vivants. Il s’agit simplement d’un type de loi que Dieu a établi pour diverses créatures vivantes. Toutes sortes de créatures vivantes, y compris les êtres humains, respectent cette loi, et cela confirme encore davantage que toutes les créatures vivantes sont créées par Dieu. Aucune créature vivante ne peut enfreindre cette loi et aucune créature vivante ne peut la transcender. Regarde : les lions et les tigres sont des carnivores très féroces, mais ils élèvent leurs petits et ne les mordent pas avant qu’ils aient atteint l’âge adulte. Il s’agit là d’un instinct animal. Tous les animaux, quelle que soit leur espèce, qu’ils soient féroces ou gentils et doux, possèdent cet instinct. Toutes sortes de créatures, y compris les humains, ne peuvent continuer à se reproduire et à vivre qu’en suivant un instinct et une loi de ce genre. Si elles ne se conformaient pas à cette loi, ou si cette loi et cet instinct n’existaient pas, elles ne pourraient pas se reproduire et continuer à vivre. La chaîne biologique n’existerait pas, et ce monde non plus. N’est-ce pas vrai ? (Si, c’est vrai.) Le fait que les corbeaux nourrissent leurs mères vieillissantes et que les agneaux s’agenouillent pour téter confirme précisément que le monde des êtres vivants suit ce genre de loi. Toutes sortes de créatures vivantes ont cet instinct. Une fois que leurs petits sont nés, les femelles ou les mâles de l’espèce concernée s’en occupent et les élèvent jusqu’à ce qu’ils soient adultes. Toutes sortes de créatures vivantes sont capables d’assumer leurs responsabilités et leurs obligations vis-à-vis de leurs petits en les élevant consciencieusement et scrupuleusement. Cela devrait être davantage le cas chez les êtres humains. Les êtres humains sont qualifiés d’animaux supérieurs par l’humanité, s’ils ne peuvent pas respecter cette loi et s’ils sont dépourvus de cet instinct, alors les êtres humains sont pires que les animaux, n’est-ce pas ? Par conséquent, peu importe à quel point tes parents ont pris soin de toi ou à quel point ils se sont acquittés de leur responsabilité envers toi pendant qu’ils t’élevaient, ils ne faisaient que ce qu’un être créé devrait faire : c’est leur instinct » (La Parole, vol. 6 : Sur la poursuite de la vérité, Comment poursuivre la vérité (17)).
Après avoir lu les paroles de Dieu, j’ai eu le cœur un peu plus léger. Élever sa progéniture est un instinct naturel dont Dieu a doté les créatures vivantes ; c’est une loi de la vie que Dieu a établie pour toutes les créatures vivantes. Tant les bêtes sauvages que les animaux doux suivent de telles lois, et de cette manière, toutes sortes de créatures, y compris les humains, peuvent continuer à se multiplier et à survivre. Puisque les parents choisissent d’avoir des enfants, ils doivent assumer la responsabilité et l’obligation de les élever et de prendre soin d’eux. C’est se conformer et obéir aux lois ordonnées par Dieu ; c’est le devoir inhérent des parents, et cela ne doit pas être considéré comme une bonté imposée à leurs enfants. « Les corbeaux nourrissent leurs mères vieillissantes et les agneaux s’agenouillent pour téter » est simplement une loi établie par Dieu pour ces créatures, un comportement instinctif des créatures. Ce n’est pas, comme les gens l’enseignent, une manifestation des animaux qui sont filiaux envers leurs parents et qui leur rendent leur bonté. De plus, en apparence, il semble que les parents prennent soin de leurs enfants et les élèvent, mais en réalité, en arrière-plan, c’est Dieu qui est souverain sur chaque personne et qui arrange le destin de chaque personne. Je n’ai pu m’empêcher de repenser à quelque chose que ma mère m’avait dit un jour. Avant ma naissance, elle avait déjà eu une fille, qui est tombée malade subitement et est décédée à l’âge de 3 ans. Ma mère s’était également occupée de tout son cœur de ma sœur aînée, que je n’ai jamais connue. Pourtant, elle est tragiquement décédée jeune, alors que moi, j’ai pu grandir en bonne santé jusqu’à ce jour. Bien que nous ayons eu la même mère, nos destins étaient complètement différents. Cela m’a fait voir encore plus clairement que le destin humain est sous la souveraineté et l’arrangement de Dieu, et que les parents ne peuvent qu’être responsables d’élever et de prendre soin de leurs enfants, mais ils ne peuvent ni contrôler ni changer leur destin. J’ai pensé à toutes les difficultés et tous les revers que j’avais connus au fil des ans depuis que j’avais quitté la maison. Il y a eu tant de fois où j’ai eu l’impression que je ne pouvais pas continuer, et c’est Dieu qui n’a cessé de me guider et de m’aider. Je me souviens d’une fois où mon état était vraiment terrible, mais Dieu, par l’intermédiaire des frères et sœurs, a patiemment échangé sur la vérité avec moi, m’a aidée et soutenue, et c’est alors seulement que mon cœur engourdi a commencé à se réveiller lentement, et que j’ai commencé à réfléchir sur moi-même et à me tourner à nouveau vers Dieu. Dieu a soigneusement arrangé les personnes, les événements et les choses selon mes besoins, non seulement en subvenant à mes besoins matériels, mais en assumant de plus la responsabilité de ma vie. En pensant à l’amour de Dieu, j’ai été très émue. Mais j’avais été influencée et trompée par les idées fallacieuses de Satan, attribuant tout ce que j’avais reçu de Dieu, depuis mon enfance, aux efforts de ma mère, pensant que sans les soins de ma mère, je ne serais pas devenue celle que j’étais. J’avais donc voulu abandonner mes devoirs pour rentrer à la maison m’occuper d’elle. Cela a non seulement affecté mon propre état, mais aussi les résultats de mon devoir. Sans l’exposition des paroles de Dieu, j’aurais continué à croire à cette idée erronée, souffrant dans la douleur et le tourment. En prenant conscience de cela, mon cœur s’est senti très soulagé.
Plus tard, j’ai lu un autre passage des paroles de Dieu, et j’ai compris plus clairement comment traiter les parents. Dieu Tout-Puissant dit : « Tes parents ne sont pas tes créanciers : autrement dit, tu ne dois pas sans cesse te demander comment leur rendre la pareille, simplement parce qu’ils t’ont élevé pendant de nombreuses années, et si tu n’es pas à même de leur rendre la pareille, si tu n’as pas l’occasion de leur rendre la pareille ou si tu ne remplis pas les conditions pour le faire, tu ne devrais pas te sentir constamment triste et coupable, et même te sentir triste dès que tu vois quelqu’un avec ses parents, prenant soin d’eux ou témoignant de la piété filiale envers eux. Dieu a ordonné que tes parents t’élèvent, mais pas pour que tu passes ta vie à leur rendre la pareille. Dans cette vie, tu as des responsabilités et des obligations à assumer et un chemin à prendre, tu as ta propre vie. Dans ta vie, tu ne devrais pas consacrer toute ton énergie à faire preuve de piété filiale envers tes parents et à leur rendre leur bonté. Faire preuve de piété filiale envers tes parents est simplement une chose qui t’accompagne dans ta vie. C’est quelque chose d’inévitable dans les relations d’affection humaine. Mais quant au type de connexion que toi et tes parents êtes destinés à avoir et à combien de temps vous pourrez vivre ensemble, tout cela dépend des orchestrations et des arrangements de Dieu. Si Dieu a orchestré et arrangé que tes parents et toi soyez dans des lieux différents, que tu sois très éloigné d’eux et dans l’impossibilité de vivre avec eux, alors assumer cette responsabilité n’est pour toi qu’une sorte de désir. Si Dieu a arrangé que ta résidence soit très proche de celle de tes parents et que tu puisses rester à leurs côtés, alors assumer certaines responsabilités envers eux, et leur témoigner une certaine piété filiale, sont des choses que tu devrais faire, ce n’est en rien critiquable. Mais si tu te trouves dans un endroit différent de celui de tes parents, et que tu n’as pas l’occasion ou les conditions adéquates pour mener à bien ton devoir filial, alors tu n’as pas à considérer cela comme honteux. Ton manquement à ton devoir filial ne signifie pas que tu as fait du tort à tes parents ; c’est juste que les circonstances ne le permettent pas. En tant qu’enfant, tu dois comprendre que tes parents ne sont pas tes créanciers. Si tu ne prêtes attention qu’à rendre à tes parents leur bonté, cela entravera de nombreux devoirs que tu devrais faire. Tu dois faire de nombreuses choses dans ta vie, et ces devoirs que tu devrais faire sont des choses qu’un être créé devrait faire, et qui t’ont été confiées par le Créateur et qui n’ont aucun rapport avec le fait que tu rendes leur bonté à tes parents. Faire preuve de piété filiale à l’égard de tes parents, leur rendre la pareille, leur rendre leur bonté, tout cela n’a aucun rapport avec ta mission dans la vie. On peut également dire que tu n’es pas obligé de faire preuve de piété filiale vis-à-vis de tes parents, de leur rendre la pareille ni d’assumer les moindres responsabilités envers eux. Pour dire les choses simplement, tu peux le faire en partie, et assumer un peu de tes responsabilités quand les circonstances le permettent, mais quand ce n’est pas possible, tu n’as pas besoin de te forcer à le faire. Si tu ne peux pas assumer ta responsabilité qui consiste à faire preuve de piété filiale envers tes parents, ce n’est pas une faute grave, cela va simplement quelque peu à l’encontre de ta conscience et de la justice morale, et tu seras critiqué par certaines personnes ; voilà tout. Mais au moins, cela ne va pas à l’encontre de la vérité. Si c’est dans le but de faire ton devoir et de suivre la volonté de Dieu, alors tu seras même approuvé par Dieu. Par conséquent, en ce qui concerne la piété filiale envers tes parents, tant que tu comprends la vérité et que tu comprends les exigences de Dieu envers les gens, alors même si tes conditions ne te permettent pas d’être filial envers tes parents, ta conscience ne te fera aucun reproche » (La Parole, vol. 6 : Sur la poursuite de la vérité, Comment poursuivre la vérité (17)). Grâce aux paroles de Dieu, j’ai compris que chacun vient en ce monde avec sa propre mission, et que le fait d’être filial envers ses parents et de leur rendre leur grâce nourricière n’a rien à voir avec sa mission. Si nous vivons avec nos parents, alors prendre soin d’eux et leur être filiaux au mieux de nos capacités est ce que nous devrions faire. Mais si la situation ne le permet pas et que nous ne pouvons pas vivre avec eux, nous ne devrions pas nous sentir coupables ou redevables de ne pas pouvoir prendre soin d’eux ; nous devrions plutôt donner la priorité à nos devoirs. J’avais été arrêtée par la police pour avoir prêché l’Évangile et j’avais maintenant un casier judiciaire. Je me suis dit : « Si je rentrais à la maison maintenant, ce serait comme me jeter dans la gueule du loup. Sans parler de m’occuper de ma mère, même ma propre sécurité pourrait être en danger. » Dans ces circonstances, je ne pouvais pas rentrer à la maison ; je devais calmer mon cœur et bien faire mes devoirs. C’est ce qui est le plus important. Alors que ma mère vieillissait, la maladie et la mort faisaient partie du cours normal de la vie. J’étais incapable de prendre soin d’elle ou de lui être filiale, et bien que je ressente quelques regrets, j’étais prête à me soumettre à la souveraineté et aux arrangements de Dieu. Dieu a déjà ordonné le destin de chacun, et la naissance, le vieillissement, la maladie et la mort sont tous entre Ses mains. J’avais beau m’inquiéter et me tourmenter pour elle, même si je l’accompagnais et prenais soin d’elle, je ne pouvais pas changer son destin. Après avoir compris ces choses, j’ai prié Dieu : « Ô Dieu, la maladie de ma mère est entre Tes mains, et sa vie ou sa mort est entre Tes mains. Le nombre d’années qu’elle vivra a déjà été prédestiné par Toi, et je suis prête à confier ma mère entre Tes mains. Peu importe l’issue, je suis prête à accepter et à me soumettre à Tes orchestrations et à Tes arrangements. » Après avoir prié, mon cœur s’est senti bien plus apaisé et libéré, et je ne m’inquiétais plus à ce sujet. Je pouvais calmer mon cœur et faire mes devoirs. Dieu soit loué !