86. Qu’est-ce que la poursuite d’un mariage parfait m’a apporté ?

Par Zhou Xiaoou, Chine

En 2012, mon épouse et moi avons accepté l’œuvre de Dieu Tout-Puissant des derniers jours. Souvent, on se réunissait et on lisait ensemble les paroles de Dieu, et chaque jour était heureux et épanouissant. Deux ans plus tard, j’ai été choisi comme dirigeant d’Église. Comme j’étais occupé par mes devoirs et que je passais moins de temps à la maison, mon épouse est devenue quelque peu mécontente, elle disait que je ne m’occupais pas de la famille et que je ne me souciais pas d’elle. Même si je savais qu’il était parfaitement naturel et justifié de faire le devoir d’un être créé, je trouvais aussi que ce que disait ma femme était sensé, et que je devais assumer ma responsabilité en tant que mari et prendre soin de ma femme et de mon enfant afin que l’on puisse avoir un mariage heureux et une famille parfaite. Ainsi, quand j’étais à la maison, je faisais beaucoup de ménage et je préparais de bons plats pour ma femme, en m’efforçant d’être un bon mari. Parfois, j’étais si occupé par mes devoirs que je ne pouvais pas m’occuper de ma femme, et après, je faisais de mon mieux pour me rattraper, car j’avais peur que son mécontentement affecte les sentiments entre nous. Plus tard, je suis devenu prédicateur, et j’avais encore moins de temps à passer avec ma femme à la maison. Parfois, je partais plusieurs jours d’affilée parce que j’étais très occupé par mes devoirs, et ma femme se plaignait de moi. Même si je ne prenais pas de retard dans mes devoirs pour autant, je me sentais toujours coupable envers ma femme dans mon cœur. Alors avant de partir, je lui préparais des repas à l’avance, et quand je rentrais à la maison, je faisais de mon mieux pour satisfaire la moindre de ses demandes ou pour l’emmener quelque part. Je pensais que c’était la seule manière de faire ce qu’un bon mari doit faire et de rendre notre mariage heureux.

Plus tard, ma femme s’est entièrement concentrée sur la poursuite de l’argent et des plaisirs physiques, et elle passait ses journées sans but, à manger, à boire et à s’amuser avec des amis. Non seulement elle négligeait sa famille, mais elle allait aussi souvent dans des bars. En voyant ma femme devenir de plus en plus dépravée, j’ai commencé à m’inquiéter du fait que ma femme passait tant de temps avec ces gens qu’elle ne serait pas capable de résister à la tentation et me trahirait. La famille que j’avais construite au prix de tant d’efforts ne s’effondrerait-elle pas ? J’avais souvent des conversations à cœur ouvert avec ma femme et je lui lisais les paroles de Dieu, dans l’espoir qu’elle reste loin de ces lieux mal famés. Ma femme exprimait son accord verbalement, mais ne changeait pas du tout par la suite. Peu à peu, on a eu de moins en moins de choses à nous dire, ma femme et moi, et quand je rentrais à la maison, elle m’ignorait. Je m’inquiétais souvent en me demandant si ma femme m’avait déjà trahi. En particulier, quand je rentrais chez moi et que je voyais une maison vide, je ressentais toujours un sentiment de solitude dans mon cœur. Je me disais que le lien entre ma femme et moi, construit au fil de tant d’années, pourrait se rompre, et mon cœur était rempli de douleur et de souffrance. Juste au moment où j’étais profondément pris au piège de la douleur, incapable de m’en sortir, un jour d’août 2020, j’ai reçu une lettre du dirigeant, m’informant que mon partenaire, Frère Wang Qiang, avait été arrêté par la police – qui avait mis la main sur des images de vidéosurveillance et qui enquêtait sur les gens qui avaient été en contact avec lui – et que je devais quitter mon domicile et me cacher immédiatement. Face à cette nouvelle soudaine, je ne savais pas quoi faire au début. Je me disais que si je partais, je ne pourrais plus prendre soin de ma femme et de mon enfant et que ma famille pourrait se désagréger. Ça me causait une grande douleur intérieure. Mais si je ne partais pas, je risquais de me faire arrêter et torturer. Finalement, j’ai tout de même décidé de quitter mon domicile. Deux mois plus tard, j’ai reçu une lettre de ma famille m’informant que quelques jours auparavant, sept policiers avaient fait irruption chez moi pour m’arrêter et que, comme ils ne m’avaient pas trouvé, ils avaient arrêté la sœur aînée de ma femme. Dans l’intérêt de ma sécurité, je devais partir me cacher ailleurs.

Un jour de juillet 2023, j’ai reçu une lettre de chez moi, qui disait que ma femme constatait que j’étais parti depuis trois ans et qu’elle se préparait donc à demander le divorce et à se remarier. Même si je m’étais souvent dit que ma femme ne m’attendrait peut-être plus, quand cela s’est réellement produit, je n’ai tout de même pas eu le courage d’y faire face. Je me suis dit : « Une fois notre mariage brisé, le foyer que j’ai construit au prix de tant d’efforts pendant toutes ces années ne sera-t-il pas perdu ? Je suis marié à ma femme depuis onze ans et on a une fille adorable. On a passé tant de moments heureux et joyeux ensemble. Si on divorce, comment je vais continuer tout seul ? » La nuit, je restais allongé dans mon lit, incapable de dormir, en pensant à la souffrance que mon enfant allait aussi endurer à l’avenir. Mon cœur était rempli de douleur et de détresse, et l’idée de rentrer chez moi pour sauver mon mariage m’est venue à l’esprit. Mais j’étais recherché par la police, et au cours des presque trois années que j’avais passées loin de chez moi, la police était venue surveiller mon domicile à plusieurs reprises, et le téléphone de ma femme était également surveillé par la police. Si je rentrais chez moi de manière imprudente, non seulement je serais capturé, mais je causerais également des problèmes à l’Église. De plus, je faisais mes devoirs, donc si je partais, ce serait abandonner mes devoirs et trahir Dieu. Rationnellement, je savais que je ne pouvais pas rentrer chez moi, mais ne pas rentrer signifierait l’effondrement de mon mariage. Dans ma douleur, j’ai écrit une lettre à ma femme pour lui demander de rester, en espérant qu’elle puisse comprendre mes difficultés. Même après avoir écrit cette lettre, je savais que mes paroles sincères n’auraient peut-être aucun effet sur ma femme. Je ressentais beaucoup de douleur dans mon cœur, alors j’ai prié Dieu.

Plus tard, j’ai lu les paroles de Dieu, et j’ai compris comment considérer le mariage et la famille. Dieu Tout-Puissant dit : « Tu ne dois jamais oublier que tu es un être créé, que c’est Dieu qui t’a conduit à travers la vie jusqu’à ce moment, que c’est Dieu qui t’a donné ton mariage, qui t’a donné ta famille, et que c’est Dieu qui t’a confié les responsabilités que tu dois assumer dans le cadre du mariage, que ce n’est pas toi qui as choisi le mariage. Ton mariage n’est pas venu de nulle part et tu n’es pas capable de maintenir ton bonheur conjugal en t’appuyant sur tes propres capacités ou sur tes propres forces. Ai-Je expliqué cela clairement maintenant ? (Oui.) Comprends-tu ce que tu es censé faire ? Le chemin est-il clair pour toi maintenant ? (Oui.) S’il n’y a pas de conflit ni de contradiction entre les responsabilités et les obligations que tu dois assumer dans le mariage et ton devoir et ta mission en tant qu’être créé, alors dans de telles circonstances, tu dois remplir tes responsabilités dans le cadre du mariage comme il se doit, et le faire correctement ; il te faut endosser les responsabilités qui sont les tiennes, et ne pas essayer de les éviter. Tu dois être responsable de ton conjoint – de sa vie, de ses sentiments et de tout ce qui le concerne. Cependant, lorsqu’il y a un conflit entre les responsabilités et obligations que tu dois endosser dans le cadre du mariage et ta mission ainsi que ton devoir en tant qu’être créé, alors ce que tu dois abandonner n’est pas ton devoir ou ta mission, mais plutôt tes responsabilités dans le cadre du mariage. C’est ce que Dieu attend de toi, c’est le mandat que Dieu t’a confié et bien sûr, c’est ce que Dieu exige de tout homme ou femme. Ce n’est que lorsque tu seras capable de cela que tu poursuivras la vérité et que tu suivras Dieu. Si tu n’es pas capable de cela et que tu ne peux pas pratiquer ainsi, alors tu es juste un croyant nominal, tu ne suis pas Dieu avec un cœur sincère et tu ne poursuis pas non plus la vérité. […] Certains disent : “Si je vais à l’étranger pour faire mon devoir, alors je devrai renoncer à ma famille. Ne pourrai-je plus jamais revoir mon mari (ou ma femme) ? Ne devrons-nous pas vivre séparés dans des endroits différents ? Notre mariage va-t-il s’effondrer ? Comment vivrai-je alors, sans mon mari (ou ma femme) ?” Devrais-tu réfléchir à ce que sera ton avenir ? Quelle est la chose à laquelle tu devrais réfléchir le plus ? Si tu veux être quelqu’un qui poursuit la vérité, alors ce à quoi tu devrais réfléchir le plus, c’est comment abandonner ce que Dieu te demande d’abandonner et comment accomplir ce qu’Il te demande d’accomplir. Même si tu dois te passer de mariage et de partenaire à tes côtés à l’avenir, tu peux tout de même vivre jusqu’à tes dernières années et mener une bonne vie. Cependant, si tu abandonnes cette occasion de faire ton devoir, cela revient à abandonner le devoir que tu dois faire et la mission que Dieu t’a confiée. Aux yeux de Dieu, tu ne serais alors plus quelqu’un qui poursuit la vérité, quelqu’un qui veut réellement Dieu ou quelqu’un qui poursuit le salut. Si tu abandonnes activement ton occasion et ton droit d’atteindre le salut, si tu abandonnes ta mission et que tu choisis à la place le mariage, si tu choisis de vivre avec ton conjoint, si tu choisis de l’accompagner et de le satisfaire, et si tu choisis de maintenir l’intégrité de ton mariage, alors au final, tu perdras assurément quelque chose tout en gagnant autre chose. Tu comprends bien ce que tu vas perdre, n’est-ce pas ? » (La Parole, vol. 6 : Sur la poursuite de la vérité, Comment poursuivre la vérité (10)). « Dieu t’a donné une vie stable et un conjoint seulement pour que tu puisses mieux vivre et avoir quelqu’un pour s’occuper de toi, avoir quelqu’un à tes côtés, mais pas pour que tu puisses oublier Dieu et Ses paroles ou abandonner l’obligation de faire ton devoir, ainsi que ton objectif de vie de poursuivre le salut une fois que tu as un conjoint, et vivre pour ton conjoint. Si tu agis réellement ainsi, si tu vis effectivement ainsi, J’espère alors que tu changeras de cap dès que possible. Peu importe à quel point quelqu’un est important pour toi, l’importance qu’il a dans ta vie, ta manière de vivre ou même ton chemin de vie, cette personne n’est pas ta destination, parce que ce n’est qu’un être humain corrompu. Dieu a fait en sorte que tu sois avec ton conjoint actuel et que tu puisses vivre avec lui. Si Dieu arrangeait quelqu’un d’autre pour toi, tu pourrais continuer à vivre tout aussi bien, et donc, ton conjoint actuel n’est pas la seule et unique personne pour toi, et il n’est pas ta destination. Ta destination peut uniquement être confiée à Dieu, et la destination de l’humanité peut uniquement être confiée à Dieu. Tu peux encore survivre et vivre si tu quittes tes parents, et bien sûr, tu peux encore vivre tout aussi bien si tu quittes ton conjoint. Tes parents ne sont pas ta destination, et ton conjoint non plus. N’oublie pas la chose la plus importante dans la vie, le fait que Dieu t’ait chargé de faire ton devoir, pour la simple raison que tu es marié, que tu as un partenaire : un endroit pour reposer ton cœur et ta chair. Si tu oublies Dieu, oublies ce qu’Il t’a chargé de faire, oublies le devoir qu’un être créé devrait faire et oublies quelle est ton identité, alors tu auras perdu toute conscience et toute raison » (La Parole, vol. 6 : Sur la poursuite de la vérité, Comment poursuivre la vérité (11)). À travers les paroles de Dieu, j’ai compris que le mariage, la famille et les enfants sont tous des dons de Dieu, et que Dieu les a donnés aux hommes afin qu’ils ne se sentent pas seuls, et afin que les maris et les femmes puissent prendre soin les uns des autres et se tenir compagnie pour vivre des vies meilleures, mais pas pour que les gens traitent leur conjoint comme la destination de leur vie, ou pour qu’ils traitent le maintien d’une famille ou le mariage comme le but de leur vie. Mais je ne comprenais pas la vérité, et je pensais que ma moitié était ma destination et que le bonheur dans le mariage était le but à chercher dans la vie. Comme j’avais manqué de l’amour de mes parents et de la chaleur d’une famille quand j’étais enfant, en grandissant, j’aspirais à la chaleur et au bonheur d’une famille. Après avoir épousé ma femme, j’ai fait l’expérience de l’amour de ma femme pour moi et du bonheur et de la joie que m’apportait mon enfant, et je suis devenu encore plus convaincu qu’avoir une famille parfaite est une chose merveilleuse. Alors, quand j’ai appris que ma femme voulait demander le divorce, j’ai eu le cœur brisé, et j’ai eu le sentiment que je ne pouvais pas continuer à vivre sans mon mariage et ma famille. J’ai même songé à abandonner mes devoirs et à rentrer chez moi pour sauver mon mariage. C’est seulement à ce moment-là que j’ai pris conscience que, dans mon cœur, le mariage avait pour moi plus d’importance que Dieu et que de faire le devoir d’un être créé. La vérité, c’était que Dieu m’avait donné un mariage et une famille et m’avait donné la responsabilité de la famille, mais l’intention de Dieu n’était pas que j’abandonne mes devoirs après m’être marié. En tout temps, poursuivre la vérité et faire mon devoir en tant qu’être créé sont les choses que je dois faire, et ce sont les choses les plus importantes. J’ai pensé au nombre de missionnaires occidentaux qui, pour propager l’Évangile du Seigneur, avaient activement renoncé à leur mariage, à leur travail et à leur vie confortable, et avaient parcouru des milliers de kilomètres jusqu’en Chine pour prêcher l’Évangile, et au fait que grâce à eux, l’Évangile du Seigneur Jésus s’est diffusé à travers la Chine. J’avais joui de l’abreuvement et de la provision de tant de paroles de Dieu, mais qu’avais-je fait pour Dieu ? Quand ma femme m’a dit qu’elle voulait divorcer, ma première pensée a été qu’après le divorce, sans famille, mon enfant souffrirait, et que je ne profiterais plus de la chaleur et du bonheur que procure une famille. Mon cœur s’est alors rempli de douleur et de chagrin, et j’ai songé à abandonner mes devoirs pour rentrer chez moi et sauver mon mariage. Je ne considérais que mes propres intérêts et je ne tenais pas compte de l’intention de Dieu. Comparé à ces missionnaires occidentaux, j’étais totalement dépourvu de conscience et j’étais plein d’égoïsme, et je n’étais pas digne de toutes ces années de direction et de provision de Dieu dont j’avais bénéficié. En y pensant, je me suis senti très coupable et j’ai eu le sentiment que je ne devais pas m’inquiéter ni me tourmenter à propos de ma vie à l’avenir. Le plus important à ce moment-là était de réfléchir à la manière de mener à bien mes devoirs. Par la suite, je me suis focalisé sur mes devoirs.

Un mois plus tard, ma belle-mère a envoyé une lettre disant que mon beau-frère avait découvert par des canaux internes que je n’étais probablement pas sur la liste des personnes recherchées, et que la police cherchait seulement à m’arrêter. Tant que je quittais la région, je n’aurais pas à continuer de me cacher. Ma femme, mon enfant et ma belle-mère se trouvaient tous dans une autre province, et ma belle-mère m’a demandé si je serais disposé à m’y rendre. Je me suis dit : « Si je peux retourner auprès de ma femme et de mon enfant, ma famille ne se brisera pas, et mon enfant pourra profiter de la chaleur familiale. » Mais je me suis soudain rappelé que j’avais prié Dieu en disant que je m’accrocherais fermement à mes devoirs. Abandonner mes devoirs et retourner là-bas pour sauver mon mariage maintenant, ce serait tromper Dieu ! De plus, il n’y avait personne de plus apte que moi pour faire ce devoir. Si je partais, le travail en pâtirait certainement. À ce moment-là, j’ai réalisé que le fait de recevoir la lettre de ma belle-mère ce jour-là était une épreuve pour moi, pour voir ce que je choisirais. Je devais choisir de satisfaire Dieu et de donner la priorité à mes devoirs. Alors, j’ai prié Dieu : « Ô Dieu, je me sens un peu faible dans mon cœur, et je veux retourner là-bas pour sauver mon mariage, mais je sais que je ne peux pas abandonner mes devoirs, et encore moins Te trahir. Ô Dieu, je T’en prie, guide-moi pour que je reste ferme dans mon témoignage. »

Plus tard, j’ai lu un passage des paroles de Dieu et j’ai découvert comment pratiquer. Dieu Tout-Puissant dit : « Les gens vivent dans un monde matériel, et bien que tu suives Dieu, tu ne vois et n’éprouves jamais la façon dont Il t’approvisionne, t’aime et Se soucie de toi. Alors, que vois-tu ? Tu vois les membres de ta famille qui t’aiment ou qui se soucient profondément de toi, tu vois les choses qui sont bénéfiques pour ta chair, et tu es attaché aux personnes et aux choses que tu aimes. Tel est le prétendu désintéressement de l’homme. Ces gens “désintéressés”, cependant, ne se préoccupent jamais du Dieu qui leur accorde la vie. Contrairement à celui de Dieu, le “désintéressement” de l’homme s’avère égoïste et méprisable. Le “désintéressement” auquel croit l’homme est vide, irréaliste, frelaté, il ne correspond pas à celui de Dieu et n’a aucun rapport avec Dieu. Le “désintéressement” de l’homme est pour lui-même, tandis que le désintéressement de Dieu est une véritable révélation de Son essence. C’est précisément grâce au désintéressement de Dieu que l’homme est constamment soutenu par Lui. Vous n’êtes peut-être pas touchés très profondément par le sujet dont Je parle aujourd’hui et hochez la tête simplement en signe d’approbation. Mais quand tu essaieras d’apprécier intérieurement le cœur de Dieu, tu découvriras inconsciemment ceci : de toutes les personnes, tous les événements et toutes les choses que tu peux sentir en ce monde, seul le désintéressement de Dieu est réel et concret, parce que seul Son amour pour toi est inconditionnel et pur. À part Dieu, tout soi-disant désintéressement chez quiconque est faux, superficiel, inauthentique ; il a des objectifs précis, des intentions précises, il comporte une transaction et ne résiste pas au test. On pourrait même dire qu’il est immonde et méprisable. Êtes-vous d’accord avec ces paroles ? » (La Parole, vol. 2 : Sur la connaissance de Dieu, L’œuvre de Dieu, le tempérament de Dieu et Dieu Lui-même I). Chaque phrase de la parole de Dieu a percé mon cœur, en particulier ces paroles de Dieu : « Les gens vivent dans un monde matériel, et bien que tu suives Dieu, tu ne vois et n’éprouves jamais la façon dont Il t’approvisionne, t’aime et Se soucie de toi. Alors, que vois-tu ? Tu vois les membres de ta famille qui t’aiment […] et tu es attaché aux personnes et aux choses que tu aimes. » Ce que Dieu dit est vrai. Depuis que j’étais pourchassé par les forces de police du PCC, les frères et sœurs m’avaient toujours hébergé, et même au péril de leur vie, ils m’avaient amené ailleurs. Tout cela était l’amour de Dieu. Surtout quand je venais de partir de chez moi, je pensais souvent à ma femme et à mon enfant, et mon cœur était rempli de douleur et de faiblesse. Ce sont les paroles de Dieu qui m’ont continuellement abreuvé et éclairé, en me permettant de comprendre la vérité et d’avoir la foi pour continuer. Au cours des dernières années, pendant que je faisais mon devoir, Dieu a mis en place diverses personnes, événements et choses pour moi, ce qui m’a permis de faire l’expérience de Ses paroles et d’avoir une certaine croissance de vie. J’avais tant reçu de Dieu ! Mais quand j’ai reçu une lettre de chez moi qui disait que je n’étais pas recherché et que je pouvais aller ailleurs pour les retrouver, j’ai pensé en premier lieu à ma femme et ma fille. Je me suis dit que tant que je retournais auprès de ma femme, je pourrais sauver notre mariage. Alors je n’ai pas pu m’empêcher d’être enthousiaste, et j’ai eu très envie de retourner immédiatement auprès de ma famille. Cela prouvait que seules ma femme et ma fille occupaient mon cœur : il n’y avait pas de place pour Dieu dans mon cœur. En songeant à l’amour immense que Dieu me portait et au fait que je ne Lui avais presque rien donné en retour, j’ai ressenti une profonde culpabilité et des regrets dans mon cœur. Mon sentiment d’être redevable m’a fait pleurer à chaudes larmes et je me suis haï d’être si égoïste et dépourvu d’humanité. L’amour de Dieu pour l’humanité est sincère, désintéressé et saint, sans impuretés ni demande de contrepartie. Mais l’amour humain est entièrement transactionnel, impur, rempli de faux sentiments et d’égoïsme. Tout comme quand je voulais rentrer chez moi pour sauver mon mariage, il y avait des intentions personnelles derrière ça. Je craignais de vivre une vie solitaire après l’effondrement du mariage et de ne plus jamais profiter de la chaleur et de la joie que me procurait la famille. Le fait que ma femme veuille divorcer était également fondé sur ses inquiétudes pour son avenir. Quand j’étais à la maison, ma femme me disait souvent : « Si tu ne t’occupais pas de moi et ne me traitais pas bien, je t’aurais quitté depuis longtemps. » C’était devenu une réalité. Comme je ne pouvais pas toujours être à ses côtés, elle finirait par me quitter. L’amour de ma femme pour moi n’avait jamais été réel. Il s’accompagnait de conditions. Au même moment, je me suis également dit : « Ma femme ne poursuit pas la vérité et se concentre plutôt sur les tendances mondaines. Elle parle souvent négativement devant moi, elle me retient et elle me demande une bonne vie sur le plan matériel. En vérité, ma femme est une incrédule. Elle poursuit la richesse et le plaisir et suit le chemin des gens du monde. De mon côté, je veux suivre Dieu et suivre le chemin de la poursuite de la vérité. On est destinés à être incompatibles, et si on se force à rester ensemble, non seulement il n’y aura pas de bonheur, mais ça m’apportera aussi des souffrances sans fin. » Les disputes et les conflits avec ma femme avant que je quitte la maison étaient encore frais dans ma mémoire. Si je choisissais de rentrer chez moi maintenant, notre mariage pourrait être sauvé, mais je me retrouverais dans la même situation que trois ans auparavant, piégé dans des sentiments charnels, sans la volonté de poursuivre la vérité ou de faire mes devoirs, et encore moins d’être sauvé. De plus, je m’inquiétais toujours que ma fille soit blessée par le divorce, ou qu’elle subisse encore plus de difficultés à l’avenir. Mais en vérité, il ne m’appartenait pas de décider de ces choses, car les parents ne peuvent offrir à leurs enfants que de l’aide et des soins dans le sens physique et matériel, mais la façon dont la destinée d’un enfant allait se dérouler, les souffrances qu’il allait endurer et les bénédictions qu’il allait recevoir, ces choses ont déjà été préordonnées et arrangées par Dieu. Avant, je m’inquiétais pour ma fille ; c’était aussi mon manque de foi en la souveraineté de Dieu. Après avoir compris tout cela, j’ai commencé à être disposé à confier ma fille entre les mains de Dieu. Plus tard, ma belle-mère m’a envoyé une lettre qui disait que ma fille allait bien, qu’elle avait appris plus d’une douzaine d’hymnes de l’Église et qu’elle pouvait même danser pour louer Dieu. J’ai pris conscience que mes préoccupations étaient inutiles. J’ai prié Dieu, en promettant que je ne me laisserais pas contraindre par mon mariage, que je poursuivrais correctement la vérité et que je ferais mes devoirs. En octobre 2023, j’ai appris que ma femme avait été caractérisée comme incrédule et exclue de l’Église, mais je me sentais tout à fait en paix, et j’ai remercié Dieu de m’avoir protégé du fait d’abandonner mes devoirs à cause d’elle.

Par la suite, je ne pouvais pas m’empêcher de réfléchir : « Pourquoi ai-je toujours considéré le fait d’avoir un mariage et une famille heureux comme l’objectif principal à poursuivre dans ma vie, et pourquoi ai-je fait de mon mieux pour maintenir ces choses ? Quelle est la cause profonde de ce problème ? » J’ai lu un passage des paroles de Dieu : « Les influences néfastes et la pensée féodale profondément ancrées dans le cœur humain depuis des milliers d’années par “l’esprit national” ont lié et enchaîné les gens, les privant de toute liberté, de toute ambition ou persévérance, et de tout désir de progresser, les maintenant au contraire dans un état négatif et régressif, enracinés dans une mentalité d’esclave, etc. Ces facteurs objectifs ont imprimé une marque indélébile, souillée et laide, aux perspectives idéologiques, aux aspirations, à la morale et au tempérament de l’humanité. Les êtres humains, semblerait-il, vivent dans un monde ténébreux de terrorisme, et aucun d’entre eux ne songe à le transcender ou à passer à un monde idéal ; au contraire, ils passent leurs journées avec un sentiment de satisfaction vis-à-vis de leur sort dans la vie : porter et élever des enfants, fournir des efforts, transpirer, se livrer à leur labeur et rêver d’avoir une famille confortable et heureuse, rêver d’une affection conjugale, d’avoir des enfants faisant preuve de piété filiale, de joie au crépuscule de leur vie et de vivre paisiblement leur vie… Pendant des dizaines, des milliers, des dizaines de milliers d’années jusqu’à maintenant, les gens ont gaspillé leur temps de cette façon sans que personne ne crée la vie humaine la plus splendide de toutes, uniquement occupés à s’entre-tuer, à courir après la gloire et le gain et à intriguer les uns contre les autres dans ce monde obscur. Qui a déjà cherché les intentions de Dieu ? Quelqu’un a-t-il jamais tenu compte de l’œuvre de Dieu ? Toutes les parties des gens occupées par l’influence des ténèbres sont depuis longtemps devenues la nature humaine, et donc il est assez difficile d’effectuer l’œuvre de Dieu, et les gens ont encore moins le cœur à prêter attention à ce que Dieu leur a confié aujourd’hui » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, L’œuvre et l’entrée (3)). Grâce aux paroles de Dieu, j’ai compris que j’avais été influencé et empoisonné par la culture traditionnelle et les pensées inculquées par Satan, comme « se tenir la main et vieillir ensemble » et « un couple aimant qui se soutient contre vents et marées », considérant un mariage heureux et une famille harmonieuse comme les buts que je poursuivais, ne sachant pas pourquoi les gens vivent ni comment vivre d’une manière qui ait du sens et de la valeur. Je me suis souvenu que quand j’étais jeune, comme mes parents ne m’offraient pas un environnement familial chaleureux, je me sentais pitoyable et je considérais l’unité familiale comme le symbole du bonheur. Après le mariage, je jouissais de l’attention et de la considération de ma femme, ainsi que du bonheur que m’apportaient ma famille et ma fille, alors je voulais consacrer toute ma vie à préserver le bonheur de mon mariage. Après avoir trouvé Dieu, je faisais mon devoir dans l’Église, mais mon cœur était à la maison, et je songeais à rentrer rapidement chez moi pour retrouver ma femme et mon enfant, et je me contentais de faire mon devoir machinalement. Parfois, j’étais tellement occupé par mon devoir que je négligeais ma femme, et alors, quand je rentrais à la maison, j’essayais de me rattraper. Peu importe ce que ma femme voulait manger, acheter ou où elle voulait aller, même si ses demandes étaient déraisonnables, je faisais de mon mieux pour les satisfaire. J’essayais toutes sortes de moyens pour lui faire plaisir. Plus tard, à cause des arrestations de la police, je n’ai pas pu rentrer chez moi pendant trois ans et ma femme a voulu demander le divorce. Je craignais que si on divorçait, je perdrais le foyer que j’avais construit au prix de tant d’efforts, alors je voulais rentrer chez moi pour sauver mon mariage. J’ai même failli abandonner mes devoirs et trahir Dieu à plusieurs reprises. Avec le recul, j’étais vraiment en danger. Maintenant, je pouvais enfin voir clairement que les idées et les opinions sur le fait de poursuivre un mariage heureux et une famille harmonieuse m’avaient enchaîné, me faisant considérer le mariage et la famille comme plus importants que le devoir des êtres créés, ce qui m’a empêché d’entrer dans beaucoup de vérités-réalités pendant mes sept ou huit années de croyance en Dieu, me faisant perdre beaucoup de temps. Par le passé, j’avais toujours cru que tant que j’étais bon avec ma femme et que je faisais des efforts pour cette famille, alors mon mariage serait heureux. Par conséquent, j’essayais par tous les moyens de faire plaisir à ma femme, espérant ainsi sauver mon mariage, mais en fin de compte, ma femme m’a quand même quitté. La gentillesse de ma femme à mon égard était entièrement due aux efforts que je faisais et au prix que je payais pour elle, et même au fait que j’allais jusqu’à compromettre mon intégrité et ma dignité pour lui faire plaisir. Mais maintenant que ma femme ne pouvait plus jouir de la gentillesse que je lui avais témoignée, elle était devenue impatiente de divorcer afin de pouvoir trouver quelqu’un d’autre. Notre mariage était purement transactionnel. Quand il y avait quelque chose à y gagner, il y avait de l’amour et de la douceur entre nous, mais quand il n’y avait plus rien de valeur à exploiter, j’étais jeté comme un vieux chiffon. Où était le bonheur là-dedans ? En repensant à ces choses, j’ai pris conscience que tous mes efforts et mes sacrifices au fil des ans ne pouvaient pas m’apporter l’amour ni le bonheur véritables ; au contraire, je n’avais reçu en retour que du chagrin et de la douleur. C’est seulement à ce moment-là que j’ai pris conscience que l’idée de l’amour entre mari et femme et du bonheur conjugal n’est que l’appât alléchant sur un hameçon utilisé par Satan pour fourvoyer les gens, rien d’autre que des mensonges et de la tromperie. Le prix de ma poursuite du bonheur conjugal au fil des ans était trop élevé et n’en valait pas du tout la peine ! Je croyais en Dieu, mais je ne poursuivais pas la vérité et, à la place, je cherchais simplement le bonheur conjugal. En cela, je tombais dans les pièges de Satan. Je consacrais tout mon temps et toute mon énergie à essayer de satisfaire ma femme et de préserver notre mariage, ce qui m’a empêché de gagner la vérité que j’aurais dû gagner et de mener à bien les devoirs qui m’incombaient. Ça a non seulement retardé ma croissance de vie, mais ça a aussi déçu les attentes de Dieu. J’étais vraiment stupide !

Plus tard, j’ai lu les paroles de Dieu et j’ai commencé à comprendre ce que les gens devraient poursuivre dans la vie. Dieu Tout-Puissant dit : « Tu es un être créé : tu dois bien sûr adorer Dieu et poursuivre une vie qui a du sens. Si tu n’adores pas Dieu, mais vis dans ta chair souillée, alors n’es-tu pas seulement une bête habillée comme un homme ? Puisque tu es un être humain, tu dois te dépenser pour Dieu et endurer toute souffrance ! Tu dois accepter avec plaisir et assurance les petites souffrances auxquelles tu es soumis aujourd’hui et vivre une vie significative, comme Job et Pierre » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, Pratique (2)). « Les gens doivent tous chercher à vivre une vie qui a du sens et ne devraient pas se contenter de leurs circonstances actuelles. Ils doivent en venir à vivre l’image de Pierre et ils doivent posséder les connaissances et les expériences de Pierre. Ils doivent poursuivre des choses plus élevées et plus profondes. Ils doivent poursuivre un amour plus profond et plus pur envers Dieu et une vie qui a de la valeur et du sens. Cela seul est la vie ; c’est seulement alors qu’ils seront comme Pierre. Tu dois te concentrer sur le fait d’entrer proactivement du côté positif, et tu ne dois pas être passif et te permettre de régresser parce que tu te contentes d’un confort momentané tout en ignorant en même temps des vérités plus profondes, plus détaillées et plus concrètes. Tu dois avoir un amour concret et tu dois trouver tous les moyens possibles de te libérer de cette vie décadente et insouciante qui n’est pas différente de celle d’un animal. Tu dois vivre une vie qui a du sens, une vie qui a de la valeur, et tu ne dois pas te duper ni traiter ta vie comme un jouet avec lequel t’amuser. Pour quiconque a de la détermination et aime Dieu, il n’y a pas de vérités inatteignables ni de justice pour laquelle il ne puisse rester ferme. Comment devrais-tu vivre ta vie ? Comment devrais-tu aimer Dieu et utiliser cet amour pour satisfaire Ses intentions ? Il n’y a pas d’affaire plus importante dans ta vie. Par-dessus tout, tu dois avoir ce type de détermination et de persévérance et tu ne devrais pas être un lâche sans caractère. Tu dois apprendre à faire l’expérience d’une vie qui a du sens, à faire l’expérience de vérités significatives, et tu ne devrais pas te traiter à la légère de cette façon. Sans que tu t’en rendes compte, ta vie glissera entre tes doigts ; et après cela, auras-tu encore ce type d’occasion d’aimer Dieu ? L’homme peut-il aimer Dieu après sa mort ? Tu dois avoir la même détermination et la même conscience que Pierre ; tu dois avoir une vie qui a du sens et ne pas te jouer de toi-même. En tant qu’être humain et en tant que personne qui poursuit Dieu, tu dois réfléchir à ta vie et l’aborder avec prudence, considérer la manière dont tu devrais t’offrir à Dieu, comment tu devrais avoir une foi plus significative en Dieu, et, puisque tu aimes Dieu, comment tu devrais L’aimer d’une manière plus pure, plus belle et meilleure » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, Les expériences de Pierre : sa connaissance du châtiment et du jugement). Les paroles de Dieu sont très claires. En tant que croyants, on doit chercher à aimer et à adorer Dieu. Seule une vie comme celle de Job et de Pierre a un sens. J’ai songé au fait que Pierre, dans sa jeunesse, a suivi Dieu de tout son cœur, mais que ses parents espéraient qu’il excellerait et deviendrait un fonctionnaire. Cependant, il n’a pas pris comme but les attentes de ses parents, et il ne se souciait pas non plus de savoir si ses choix affecteraient sa relation avec ses parents. Au contraire, il s’est consacré au fait de chercher à connaître et à aimer Dieu, et au final, il a été crucifié la tête en bas pour Dieu, devenant un modèle d’amour pour Lui. Puis il y a Job. Dans les épreuves, il a perdu tout son bétail, ses brebis et ses enfants, et son corps s’est couvert de furoncles, et sa femme lui a dit : « Maudis dieu, et meurs ! » (Job 2:9). Quand Job a entendu sa femme dire ça, il a continué à s’en tenir à sa foi en Dieu, et il a réprimandé sa femme, en la traitant de femme insensée. Il est resté ferme dans son témoignage pour Dieu et il a fait honte à Satan. À partir des expériences de Pierre et de Job, j’ai vu que ce n’est qu’en cherchant à connaître et à aimer Dieu, en faisant bien nos devoirs et en restant fermes dans notre témoignage que l’on peut recevoir l’approbation de Dieu. C’est la seule façon de mener une vie qui ait le plus de sens possible. J’ai alors calmé mon cœur et je me suis consacré à mes devoirs, et en même temps, j’ai pratiqué l’écriture d’articles de témoignage d’expérience. Plus tard, j’ai appris qu’un de mes articles sur mon expérience avait été transformé en vidéo. J’étais très ému d’avoir pu utiliser mon expérience pour témoigner de Dieu et j’avais de plus en plus le sentiment que seuls la poursuite de la vérité et le témoignage à Dieu ont vraiment du sens, et que seule cette voie pouvait apporter un bonheur et une joie véritables.

En février 2024, j’ai reçu une lettre de mes parents m’informant que ma femme avait demandé le divorce devant le tribunal. En recevant cette nouvelle, j’étais plutôt calme et je ne me sentais ni bouleversé ni triste que ma femme veuille divorcer. Au contraire, j’ai eu le sentiment que c’était une forme de libération. Je peux à présent déposer ces fardeaux et suivre Dieu de tout mon cœur. Tel est le salut de Dieu pour moi, et je remercie Dieu Tout-Puissant du fond du cœur !

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